Motivez vos équipes avec l’optimisme de combat.

La motivation est au cœur même de la problématique d’entreprise. Comment donner envie aux collaborateurs ? Être enthousiaste ne suffira pas, il vous faut pratiquer l’optimisme de combat !

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Phillipe Gabillet est un professeur en comportement organisationnel et il est aussi le vice-président de la Ligue des optimistes de France.  C’est dans lors d’une conférence à l’USI qu’il nous fait l’éloge de l’optimisme. Il nous démontre que ce dernier est indispensable en terme de management. Il nous explique que la créativité, l’innovation et la persévérance ne peuvent réussir qu’en étant encadrées par un optimisme de combat.

La vision de l’optimisme face au pessimisme.

L’optimisme s’est constitué en tant qu’objet scientifique dans la psychologie du comportement, la santé mais aussi le management. Il n’est pas uniquement un trait de caractère, c’est une attitude, une posture mentale qui n’est pas forcément naturelle pour l’homme. L’optimisme s’apprivoise et doit être nourrit tous les jours, c’est une discipline où il faut être assidu.

Il est parfois mal accueilli. Il paraît superficiel. Les personnes optimistes ont, pour certains, l’air de « fous » qui gardent le sourire alors que tout va mal. Il peuvent  sembler n’avoir ni le sens des réalités ni celui des responsabilités. Philippe Gabillet illustre cette idée en nous expliquant que les optimistes ont des lunettes roses bonbons sur le nez du point de vue des pessimistes.

Si on s’intéresse au pessimisme, on peut voir qu’il est très souvent associé au réalisme. Les pessimistes eux ont le sens des réalités, ils ne prennent pas de risques car ils sont plus conscients. Ils se basent uniquement sur les faits. Ils assurent leurs arrières en cas d’échec. Si les optimistes se basaient sur les faits ils changeraient surement d’avis sur la situation, c’est l’avis de la majorité des êtres humains. Mais détrompez-vous, on peut être optimiste et très conscient des réalités, c’est l’optimisme de combat.

Je préfère vivre en optimiste et me tromper que vivre en pessimiste pour la seule satisfaction d’avoir eu raison.   –  Milan Kundera

Les valeurs de l’optimisme de combat

C’est celui qui dira : « Certes ça ne va pas bien, MAIS … ». C’est ce qu’on appelle l’optimisme de combat. Oui car il existe plusieurs types d’optimisme, mais le seul qui a lieu d’être en entreprise c’est celui de combat. Son principe est de faire un pas en avant, construire quelque chose même si notre environnement n’y est pas forcément favorable au départ. Être optimiste ne signifie pas ignorer les difficultés, c’est au contraire les affronter d’une manière à la fois positive et active.

On retrouve les valeurs de partage et de solidarité dans l’optimisme, on l’est aussi bien pour soit même que pour les personnes qui nous entourent. Celles-ci sont des atouts majeurs de motivation des collaborateurs. Ce principe s’oppose totalement au pessimisme qui lui a une posture de solitaire. Lorsque l’on applique ces états d’esprits au management, les conséquences peuvent être très néfastes. En effet le pessimisme est condamnable en matière de management . Un manager ayant toujours des pensées négatives est un mauvais manager.  Le pessimisme peut parfois tuer la motivation des collaborateurs. Et à l’inverse, la motivation peut être décuplée grâce à un manager optimiste qui saura tirer ses collaborateurs vers le haut.

C’est pourquoi la notion de motivation est très liée à l’optimisme de combat. En effet car ce dernier ne va pas promettre que tout ira bien, mais il va donner envie aux autres d’essayer. Il va leur donner un but et les aider à combattre pour y arriver.

 Si vous ne pensez pas que l’optimisme puisse motiver les collaborateurs et les équipes, essayez donc avec le pessimisme ! 

Le but et le chemin

Il y a une nuance importante entre un optimiste ayant le sens des réalités et celui qui ne les a pas. Pour ne pas tomber dans la caricature, il faut absolument garder une petite part de pessimisme pour rester les pieds sur terre. On parle d’optimisme responsable.

Afin de mieux comprendre quand être optimiste ou pessimiste il faut différencier le but et le chemin. Pour atteindre un objectif, il y a le but final mais aussi et surtout le chemin pour y parvenir. L’optimisme de but c’est dire : « on va gagner », celui de chemin : « ça va être facile ». Le pessimisme de but c’est dire : « on va échouer », et de chemin : « on va souffrir, çà sera dur ».

La seule combinaison que nous nous devons d’avoir en entreprise c’est l’optimisme de but et le pessimisme de chemin. Il est risqué d’être trop optimiste en entreprise en disant : « on va y arriver et çà sera facile » on perd le sens des réalités et on ne prépare pas les équipes aux difficultés. C’est le même résultat avec le pessimisme de but et de chemin, « on va souffrir pour le faire, et on va probablement échouer », voici comment détruire toute motivation chez les collaborateurs.

A vous de trouver l’équilibre entre optimisme et pessimisme pour encourager et préparer au mieux vos collaborateurs.

Notre précédent article présentait les 4 clés de l’optimisme pour réussir à voir l’entreprise différemment, pour en savoir plus cliquez ici .

Pour voir la vidéo complète de sa conférence à l’USI sur l’éloge de l’optimisme, cliquez ici .

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