Le Story Mapping pour organiser votre projet agile

Faites de la Story Map votre atout pour la construction du Product Backlog

 Story-mapping-agilaction

Qu’est-ce que le Story Mapping ?

Le Story Mapping se présente sous forme de réunion ou d’atelier réunissant plusieurs des parties prenante d’un projet. Lors de cette activité nous allons réaliser une User Story Map soit une Story Map Agile. L’objectif final de ce rendez-vous est la construction du Product Backlog. Cet objectif assez complexe peut souvent faire durer l’atelier de Story Mapping pendant plusieurs jours, il faut donc être prêt à aller jusqu’au bout de l’activité.

L’intérêt de la Story Map pour la réalisation du Backlog produit est la dimension collaborative qu’on y apporte : en effet ce dernier sera construit grâce aux échanges et interactions des divers intervenants présents lors de cet atelier. Le choix des acteurs de la Story Map est donc à prendre très au sérieux : il faut choisir les personnes les plus pertinentes qui apporteront au projet et surtout qui réussiront à construire ensemble. Ce nombre de personne doit bien évidemment être limité pour pouvoir en tirer quelque chose de précis et juste.

La première question à se poser avant de commencer à réaliser l’atelier est de savoir à quel moment il est judicieux de réaliser une Story Map. En effet il ne faut pas en abuser et en faire à tout va, la Story Map a un objectif bien précis : définir le Product Backlog. Cette dernière doit donc être réalisée en vue de préparer un nouveau projet. On la fixe au tout début du processus de développement d’un produit : on parle d’itération 0. On peut aussi la réaliser avant le démarrage du projet. Il existe d’autres cas on l’on peut réaliser un atelier de Story Mapping en cours de projet : si on souhaite préparer une nouvelle release, ou bien si le produit n’était pas développé en mode agile et que l’on souhaite passer à Scrum par exemple.

Déroulement de l’activité :

La réalisation d’une Story Map se fait sur plusieurs étapes que nous décrirons ci-dessous. Ces dernières ne sont pas figées elle sont bien évidemment à adapter à vos projets et/ou organisations.

Tout d’abord on détermine les parties prenantes du projet et quels sont les acteurs que l’on invitera à prendre part à la Story Map. Généralement ces différents acteurs sont les clients, le Product Owner, les diverses équipes Marketing, et les équipes d’implémentation.  On représente donc le demandeur, le métier, le pilotage et le développement. De cette manière on obtient une certaine cohérence entre les équipes pour arriver à un atelier constructif en ayant une vue globale de tous les angles du produit.

Ensuite on détermine les « Personas » ils représenteront les utilisateurs du produit. La mise en place de Personas pour déterminer quelles seront les fonctionnalités du produit est indispensable afin de d’assurer le développement d’un produit qui a de la valeur pour ses utilisateurs. Le fait de réaliser au préalable des profils précis (Personas) va vous permettre de guider non seulement votre Backlog mais aussi votre atelier en gardant toujours en tête que les fonctionnalités doivent servir à tel ou tel Persona. Pour en savoir plus sur la création de Personas voir cet article : « Les Personas pour des Users Stories vraiment utiles ».

L’étape suivante est la réalisation de scénario d’utilisation par ces fameux Personas. On répertorie toutes les tâches que feront les Personas sur ce produit et par étape. Enfin on recoupe les doublons (des Personas différents peuvent avoir à réaliser la même tâche).  Puis on inscrit le tout sur le Story Map.

Réalisation et format de la StoryMap

Une fois toutes les tâches recueillies on peut mettre œuvre notre Story Map. Elle représentera le Backlog en 2 dimensions : Les tâches effectuée lors du parcours utilisateur sur l’axe horizontal et les Users Stories prioritaires sur l’axe vertical.

Sur le top de la Story Map on trouvera des post-it de couleur tous alignés représentant pour chacun un grand thème d’activité (un épic).  Ce sera le Niveau 0.

A un niveau inférieur, toujours alignés, on aura des post-it d’une autre couleur cette fois ci qui détailleront les tâches du parcours utilisateur pour accomplir l’activité/thème du haut (l’épic). Nous sommes sur le niveau 1, ici nous avons les US les plus importantes : celles qui sont prioritaires. Ce niveau comprend toute les US qui constitueront la Release 1.

En dessous se trouve le niveau 2, de la même façon que le niveau 1 il comprend toutes les US qui constitueront la seconde Release. Seulement en terme de priorité il arrive après le niveau 1. On continue donc la MAP en construisant chaque niveau par ordre de priorité.

story-mapping

Image du site Soft Methods 

Sources :  Institut Agile, Thiga, Blog Soat

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *