L’exemple Google: Le bonheur des salariés, un enjeu stratégique

Google

C’est bien connu, il fait bon vivre chez Google. La firme a été classée, une fois encore, numéro 1 dans la liste des 100 meilleures entreprises pour lesquelles travailler par le magazine Fortune.

Numéro 1

Google, la firme mondialement connu est classé numéro 1 dans la liste des 100 meilleures entreprises pour lesquelles travailler établie par le magazine Fortune (ndlr voir le rapport).

257 entreprises soit 252 000 employés reparti dans le monde entier ont participé à l’édition 2014. 2/3 du score des entreprises est basé sur les résultats de l’audit Trust Index. Les questions posées aux employés sont relatives à la crédibilité du management, de leur satisfaction au travail et de l’esprit qui règne au sein de l’entreprise.
L’autre tiers est basée sur les réponses de l’audit Culture qui traite de la rémunération des salariés, de la politique d’embauches, des méthodes de communication interne mise en place et de nombreux autres facteurs…

A vrai dire, ce n’est pas vraiment une surprise de voir Google au top du classement. L’entreprise squatte le haut du tableau depuis plusieurs années. Avec ses 26 000 employés ou Googleurs aux États-Unis et 40 000 dans le reste du monde, Larry Page et Sergey Brin (les fondateurs de Google) investissent beaucoup pour le confort et le bonheur de ses employés. La nourriture y est distribuée gratuitement, des installations de remise en forme, des salons de coiffures, des buanderies pour laver le linge, du bowling, des salles dédiées aux siestes, des vélos sont mis à dispotion. On y trouve même des  médecins directement sur place, bref, travailler chez Google fait rêver a tel point que l’année dernière un film intitulé Les Stagiaires est sorti dans les salles de cinéma s’inspirant de la vie sur le campus de Google.

Les-Stagiaires-affiche

Et lorsqu’on se penche sur les résultats de l’enquête, les commentaires anonymes laissés par des Googleurs soulignent bien le sentiment de fierté et la satisfaction qu’ont les employés:

Je n’ai jamais travaillé dans une entreprise que j’aime et que j’admire autant que Google. Il n’y a pas une journée qui ne passe pas, même après de nombreuses années – commentaire d’un Googleurs

Tout le monde ici peut contribuer et peut importe le poste tant que l’idée est intéressante, ils sont encouragés à le poursuivre – avant même de savoir si c’est rentable. Ce type d’environnement cultive la créativité et l’innovation. Un équilibre travail / vie est fortement encouragée par des programmes et des ressources parascolaires – commentaire d’un Googleurs

Google Employee rating 2014

Des résultats à couper le souffle. Les commentaires négatifs sont rares. Même si on peut en trouver quelques-uns:

Je voudrais qu’ils augmentent la quantité de jours de vacances et qu’ils soient plus encourageant de les prendre. Qu’ils encouragent plus un équilibre travail / vie.

Une stratégie à part entière

Sous leur air de patron cool, Larry Page et Sergey Brin ont échafauder une véritable stratégie axée autour de la satisfaction de ses salariés dans le but de capitaliser sur leur bonheur. Donner plus de liberté  apportent beaucoup plus que cela ne coûte. Et la stratégie paie. L’innovation et la productivité des Googleurs est l’un des points forts de la firme. Les employés sont encouragés à passer 20% de leur temps de travail sur un projet qu’ils ont choisi. Google s’efforce de créer un environnement qui stimule les employés et les incitent à faire preuve de créativité et d’originalité.

Notre approche est systématiquement axée sur les données, y compris pour choisir la couleur des murs d’une salle de conférence ou le menu d’un déjeuner.

Laszlo Bock, Senior Vice President, People Operations, et David Radcliffe, Vice President, Real Estate and Workplace Services expliquent comment cette approche centrée sur les données contribue à créer des conditions de travail idéales, ayant un impact positif sur l’espérance de vie, la santé et la productivité des employés.

Leurs bureaux, désormais célèbre de part leur design original et loufoque indiquent, selon leur données, que ces espaces ont un impact positif sur la productivité, la collaboration et l’inspiration. Ils développent par exemple de plus en plus le concept des standings desk ou bureau sur lequel on travail debout. Tous les moyens sont bons pour que les Googleurs se sentent bien sur leur lieu de travail.

Pas étonnant que l’entreprise enregistre un taux de maladie et un turn over des effectifs extrêmement faible. Pour Jennifer Mann, vice-président des ressources humaines pour SAS on ne peut réussir sans une main-d’œuvre stable : « Notre turn over de volontaire est de 4% ou moins dans une industrie où elle est en moyenne de 22 %« .

Dans un monde ultra-concurrentiel, il devient difficile de dénicher de jeune talent et de les attirer. Une image forte de l’employeur permet aussi de ne pas être sous-estimée. L’entreprise reçoit environ 2,5 millions de CV chaque année. Preuve d’une véritable attractivité. Seul 4236 nouveaux Googleurs ont été recruté sur un an. Les places sont chères.

Pour Laszlo Bock, il en faut peu pour être heureux :

La chose importante à noter est que vous n’avez pas besoin de beaucoup d’argent pour faire ce que Google a fait. Si vous donnez aux gens la liberté, ils vont vous étonner.

La liberté donc, c’est tout ce qu’aurais besoin les salariés pour s’épanouir professionnellement. La confiance des employeurs pour ses salariés est également un facteur très important à leur bonheur.

Pour conclure, Google s’est construit sur une forte adhésion de ses employés autour de ses activités. C’est en mettant le bonheur de ses salariés au centre des préoccupations que l’entreprise à est devenu une référence en matière d’innovation  (Google Car, Google Glass …). Un exemple à suivre…

 

 

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