Comment rater sa rétrospective

Quel que soit le format que vous avez choisi pour votre rétro, ces 9 points vous feront passer totalement à côté de l’activité.

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« Ce qui se passe en rétro ne reste pas en rétro »

Ce premier point est vraiment un des plus importants pour ne pas se retrouver avec une rétrospective totalement inutile et improductive. Si les membres de votre Team ne se sentent pas en confiance lors de la rétro, vous pouvez être sûr et certain qu’aucun vrai problème ne sera abordé. Bien évidemment on peut communiquer sur les plans d’actions ou autres liés au projet, mais certaines données sont à considérer comme « sensibles » et donc à rester entre l’équipe.

Il faut impérativement construire une relation de confiance dans l’équipe et assurer à chacun des membres que les rétrospectives sont des moments où on peut s’exprimer pleinement sans s’inquiéter des représailles.

Être trop ambitieux

Bien évidemment il faut viser haut pour arriver haut. Cela dit lors de la rétrospective si on prévoit beaucoup trop d’actions à mettre en place pour le sprint suivant et que l’on se rend compte à la rétro suivante que nombreuses d’entre elles n’ont pas été réalisées cela provoquera un effet de démotivation sur l’ensemble de l’équipe. La déception que représentera cet échec pourra amener l’équipe à ne plus être très productive et encline à réaliser les prochaines actions.

Plutôt que des faire des actions pour tous les problèmes rencontrés, préférez faire des petits changements par étape. Sélectionnez seulement quelques actions à mettre en place sur un sujet précis.

Ne pas prendre le temps de faire une vraie rétrospective

Un simple débriefing de 15 minutes après une démo ne constitue pas une rétrospective. Pour être efficace, la rétro doit être bien établie et construite avec méthodologie. Il existe beaucoup de formats, l’important étant de laisser le temps à l’équipe de faire de vrais feedbacks approfondis et trouver des actions pertinentes. A partir du moment où l’on bâcle la rétro c’est que l’équipe commence à ne plus saisir la valeur de cette dernière.

Ici c’est le rôle du coach ou du Scrum Master de rappeler à tous l’interêt et l’importance de la rétrospective.

Ne pas prendre ses responsabilités

La rétrospective peut très vite tourner au règlement de compte pour certaine équipes. En effet ce moment réservé au feedback de chacun favorise les reproches entre les différents membres de l’équipe. Le problème dans ce cas là est que si personne ne prend ses responsabilités et préfère attaquer l’autre, aucune situation n’est résolue. Or le but de la retrospective est de s’améliorer. Il faut donc prendre en compte ce que dit chacun et surtout prendre ses responsabilités sur ses erreurs sans être automatiquement sur la défensive.

Pas d’actions concrètes

Certaines actions abordées peuvent être trop floues, trop globales et sans être bien précises sur qui doit faire quoi et quand. Les actions de type : «  Mieux communiquer » ou « Être plus dynamique » ne sont pas de vraies actions. Ce sont des thèmes. Il faut définir des actions concrètes représentées par des tâches à faire et déterminer qui sera le propriétaire de la tâche. Car sans ça, aucune d’entre elles ne sera réalisée.

Laisser les managers assister à la rétro

Laisser un supérieur hiérarchique direct de l’équipe assister à la rétrospective peut s’avérer être très contre-productif. En effet comme nous l’avons évoqué dans le premier point la rétro doit être un moment où chacun se sent en confiance et à l’aise pour s’exprimer. Or faire assister un manager à la rétro revient au même que le premier point à savoir divulguer ce qui se dit en rétro. Même si ces supérieurs viennent y assister sans aucune arrière pensée et avec la meilleure intention du monde, nombreux sont les collaborateurs qui ne s’exprimeront pas autant ou de la même manière que s’ils étaient seuls.

On peut pour résoudre ce problème proposer un compte rendu des actions à mener suite la rétrospective à donner aux managers.

Que des feedbacks pas d’actions

Faire le tour des points négatifs et des choses à améliorer sur le sprint précédent n’est utile que si l’on propose des actions qui vont avec. Une rétrospective proposant uniquement que chacun s’exprime sur son ressenti n’est pas une rétrospective. Rappelons que le but de cette activité est de préserver l’amélioration continue. S’étaler sur les feedbacks est important mais pour chacun des points à améliorer une action doit impérativement être proposée et validée par l’équipe.

Pas de check-up sur les actions passées

Une erreur qui arrive très souvent aussi est de ne pas prendre le temps de faire une revue des actions proposées lors de la rétrospective précédente et de vérifier si elles ont bien été effectuées. Le Scrum Master doit aider l’équipe à prendre cette habitude en proposant un créneau dédié à l ‘analyse des actions passées. En début de rétro par exemple.

Assigner toutes les tâches au Scrum Master

Lorsque la majorité des actions d’amélioration reviennent au Scrum Master c’est qu’il y a un problème. On peut vite prendre l’habitude de lui faire gérer de nombreux soucis et donc de lui assigner beaucoup de tâches car c’est le référent. Pourtant c’est à toute l’équipe de réaliser les actions (en fonction des compétences de chacun). Il faut bien faire attention donc à la répartition de ces tâches.

Sources : Luis Gonçalves

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